CROIRE ET SAVOIR

 

  • Lors de l’atelier de philosophie, nous proposons de prendre le temps de réfléchir collectivement , à partir de supports,  aux interrogations que soulève les notions de “croyance” et de “savoir“. Il s’agit, plus largement, de mener un atelier autour des enjeux de philosophie de la connaissance
  • Peut-on prouver ce que l’on sait ? et ce que l’on croit ? Qu’est-ce qu’une preuve? Qu’est-ce qui fait que nous doutons de quelque chose à laquelle nous croyions précédemment ? Qu’est-ce qui peut nous faire douter de ce en quoi nous croyons ? Une croyance peut-elle se transformer ? Comment ? Un savoir peut-il se transformer ? Comment ? Y-a-il des personnes que nous croyons plus facilement que d’autres ? Pourquoi ?
  • “Croire et savoir” est un atelier de philosophie qui s’attache à distinguer les champs du savoir et du croire. Il y a des choses que l’on peut savoir. Il s’agit des choses que l’on peut vérifier : celles que tout un chacun peut observer par ses cinq sens ou celles qu’une démarche scientifique permettrait de prouver. Il y a des choses sur lesquelles on ne peut rien savoir : on ne peut ni les vérifier, ni les prouver. Il y a donc à leur sujet des croyances, des convictions, différentes selon les personnes.
  • Lors de l’atelier philo nous portons toute notre attention à effectuer des distinctions fines et rigoureuses entre savoir et croire afin que les notions puissent être pensées collectivement dans toutes leur complexité. Si cela est opportun dans le déroulé de l’atelier, l’analyse de la notion de “certitude”, peut, par exemple, permettre d’approfondir la réflexion. Ainsi, on peut tout à fait “être sûr” ou “être certain” de sa croyance. Le fait d’”être sûr” n’est pas réservé au “savoir” : on peut “être sûr” de quelque chose que l’on sait, parce que cela a été prouvé ; on peut aussi “être sûr” de quelque chose parce que l’on en est intimement persuadé (ou convaincu). Le savoir scientifique est une certitude vérifiable, donc partageable avec tous. La croyance est une certitude invérifiable, et relève donc de la conviction personnelle, même si elle peut être partagée avec d’autres. Introduire cette notion de “certitude” permet de clarifier  qu’il ne s’agit pas d’être “moins sûrs” de nos croyances et convictions, mais de prendre conscience que d’autres, qui ont des convictions différentes, en sont tout aussi “sûrs” qu’eux, car il s’agit bien de croyances et de convictions et non de savoirs.
  •  Nos cinq sens nous permettent d’observer, d’entendre, d’écouter, de sentir, de toucher ce qui nous entoure. Mais faut-il pour autant faire confiance à ce qui nous apparait ? Nos perceptions sont-elles toujours justes ? Peuvent-elles nous induire en erreur ? Qu’est-ce qu’une illusion ? Que penser des curiosités que sont les trompe l’œil ou les mirages ? L’apparence de certains animaux, comme le caméléon, ne nous joue-t-elle pas des tours ? Faut-il alors se fier aux apparences? Comment, selon quelles critères, vérifier nos observations? Notre connaissance a-t-elle des limites ? 
  • Réfléchir aux notions de croyance et de savoir permet donc, plus largement, d’aborder des problématiques épistémologiques. 
 
 
Mots clefs:  fake-news, vérité, doute, certitude, perception, apparences, illusion, erreur, apprentissage, connaissance.