Le courant « psychanalytique »

  • Se découvrir comme « sujet pensant »

Ce courant est né des travaux et de la pratique du psychanalyste Jacques Lévine. L’objectif de la méthode Agsas-Lévine est d’inviter l’enfant à libérer sa parole sur les questions existentielles et de s’expérimenter comme « sujet pensant ».image

En se découvrant capable de produire publiquement une parole sensée sur son rapport au monde à soi-même et aux autres, il se découvre dans la dignité de son humanité pensante.

  • Une règle fondamentale 

La méthode (la même de la maternelle au lycée) est régie par une règle fondamentale d’une extrême concision qui comporte six points qui sont clairement explicités à chaque séance aux enfants :

  1. Un avant-propos sur : « Qu’est-ce que la philosophie ? » (ni bonnes ni mauvaises réponses…).
  2.  L’invitation à réfléchir de la place d’un « habitant du monde ».
  3. L’annonce que l’enseignant assistera à l’atelier en tant qu’ « habitant du monde », terrequ’il n’interviendra pas, et garantira le respect du cadre.
  4.  L’énoncé des contrats de fonctionnement.
  5. Le déroulement : parler seulement si l’on a le bâton de parole, la séance durera 10 minutes
  6. L’énoncé d’un thème sous la forme d’un « mot inducteur ».

Après les dix minutes, les élèves sont invités à dire « comment ça s’est passé pour eux ».
La séance se déroule comme une invitation à un voyage d’enquête sur la condition humaine au cours duquel l’enfant s’approprie un autre statut social, celui « d’interlocuteur valable », au sein d’un groupe qui devient alors une communauté de recherche.

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  • La place de l’animateur

La présence silencieuse de l’enseignant apporte à chaque enfant un supplément de confiance en sa capacité à réfléchir. L’adulte se tient donc en retrait. Il devient l’écoutant d’une parole libérée des contraintes scolaires. La rigueur de la réflexion n’étant pas exigée, il intervient donc très peu.

  • L’usage d’un support? 

Dans la méthode psychanalytique , il n’y presque pas d’utilisation de supports comme le texte littéraire. p

Il s’agit de partir directement de la question. le principe est justement de permettre la libération d’une pensée non contrôlée, non influencée, par la paroles ou les indications du maître.

  • Les enjeux de la méthode 

imagesL’atelier offre à chaque enfant une façon d’être ensemble qui est différente de celle de la classe, de celle qu’il a dans une relation maître-élève ou enfant-adulte.

C’est une recherche collective qui, pour une fois, ne fait pas l’objet d’une évaluation scolaire ; elle se déroule dans un cadre exigeant, rassurant, hors menace ; elle autorise l’enfant à oser penser (à tout âge). Dans ces moments de libre parole, l’enfant peut prendre confiance dans imasa capacité à s’exprimer publiquement sur des questions  essentielles. il se découvre capable de dire et de tenir un propos sur des sujets forts. cette capacité peut le remplir de fierté et de confiance en soi.

Cette méthode met également en jeu des enjeux fondamentaux qui nécessitent des efforts pour construire, naturellement, dans les interactions au sein du groupe, une pensée personnelle et autonome.

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